30 octobre 2007

Week end familial

Vendredi matin, un bout de Pays Basque atterrit en Irlande. Contrairement à la dernière fois, RyanAir est en avance. Étonnant, n’est-ce pas ?! Et voilà mes 2 parents débarqués en territoire inconnu ! (j’crois que j’pourrai me reconvertir en guide touristique…)
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À mi-chemin entre Shannon et Limerick : Bunratty Folk Park. Château situé dans un grand parc où ont été reconstitués différents types d’habitat traditionnels en Irlande. Intérieur des chaumières confiné et enfumé par la tourbe. Odeur épaisse du feu. Sol en terre battue. Vieux rideaux blancs ou à carreaux aux fenêtres. Petite frayeur : arrivée devant les roulottes des gitans, je me rends compte de la disparition de mon parapluie ! Malgré ce qu’en dit Mickaël, il n’est peut être pas moche au point que personne n’en veuille… Chemin arrière pour essayer de remettre la main dessus… mais point de parapluie à l’horizon… quel pépin ! Tant pis, la visite continue entre vieilles fermes, moulins, etc. Et là, surprise ! dans la rue commerçante du village factice, sagement pendu à une rembarde :
mon parapluiiiiiie ! ouf, sauvé des eaux !

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Samedi, réveil matinal pour prendre la route au plus tôt vers Gorumna Island, à l’ouest de Galway. C’est sous la pluie que nous abordons cette contrée reculée de l’Irlande, aux portes du Connemara… Signe d’ »authenticité » du lieu : les panneaux routiers, la signalisation, ne sont qu’en gaélique !! Au bord de l’eau, quelques curraghs* retournés. Deux ânes nous saluent. Quelques vaches avec un point de vue privilégié sur la mer. Et, encore et toujours, ces interminables et imposants murs de pierres sèches**.
La fine pluie semble nous poursuivre et nous empêche de nous promener comme on l’aurait souhaité. Plus un road trip qu’une marche sportive !



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Déjeuner à l’heure espagnole dans un restaurant de Spiddal. Quelques achats : pull aux motifs des îles d’Arran (ouaiiiihhhh ! pour une fois qu’il y a un pull traditionnel et joli !), étole blanche 100% pure laine…
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Arrêt rapide à Galway, ville toujours aussi animée et vivante ! À 18h, des gens déjà attablés, d’autres en terrasse… des vitrines illuminées… beaucoup de personnes déambulant dans les rues piétonnes…

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Dimanche, yahoo.weather annonce de la pluie pour un peu tout le pays, mais du soleil vers Black Head… Nous irons donc (une fois de plus !) sur la côté, entre Kilkee et le Burren.
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Première étape à Kilkee. Parapluies en main (pour faire fuir la pluie), nous longeons les falaises. Malgré le vent, le soleil est là… mais jamais pour très longtemps en Irlande ! Pas encore au bout de notre escapade, un énoooorme nuage noir nous surplombe, menaçant, pas très rassurant, nous contraignant à faire demi-tour. Et ce vent… incessant et de plus en plus fort… ! Malgré notre anticipation, les gouttes nous rattrapent. Allez, un petit effort, et quelques foulées plus tard, nous voilà à l’abri dans un petit café-brasserie pris d’assaut par d’autres promeneurs malchanceux comme nous. Le vent a eu foi de mon « vieux » parapluie, ce qui a bien fait rire ma mère ! et un peu moins mon père !! Délicieux muffin au chocolat… (à s’taper l’cul par terre, lui aussi !)…
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Pause déjeuner à Spanish Point, là encore à l’abri de la pluie…
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Arrêt touristique incontournable (histoire de…) : les Cliffs of Moher… Encore ce vent… ! mais la pluie se tient à l’écart !
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Retour par le Burren, en longeant la côte jusqu’à Black Head, Ballyvaughan, et dernier arrêt au dolmen de Poulnabrone… En avance pour le coucher de soleil, mais de beaux reflets violets et roses sur les collines environnantes…

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Lundi matin, après une dernière petite visite à l’abbaye d’Askeaton, retour à l’aéroport…
Prochaine visite attendue : Marion et son copain, de jeudi à dimanche ! Pas l’temps de s’ennuyer !

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* À l’origine, les curraghs sont des bateaux de cuir de 9 à 12 mètres de long. Deux mâts servent de support à des voiles rectangulaires. Ce type de bâteau, natif des côtes irlandaises, est fabriqué en cousant une peau de bœuf sur une structure en bois. Très solide, maniable, et facilement réparable, les curraghs sont des bâteaux de cabotage et d’exploration, toujours utilisés, mais de longueur réduite.

** Les murs de pierres sèches sont ainsi nommés car aucun mortier ou ciment n’est utilisé pour maintenir les pierres entre elles. Les « motifs » de ces murs varient en fonction du type de pierres, et donc de la région… Servant de frontières entre les villages et les propriétés, ces ouvrages d’art servaient à débarrasser les terres de leurs cailloux, et à en faire donc des surfaces cultivables. Auparavant construits pour quelques malheureuses pièces, ces murs font partie intégrante du paysage irlandais tel qu’on se l’imagine.

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